Julie Madon est spécialisée dans la consommation durable et les dynamiques sociales des transitions écologiques. Sa thèse de sociologie à Sciences Po Paris, portant sur les manières dont les individus prolongent la durée de vie des objets domestiques, est distinguée par le Prix Jeune Chercheur de la Fondation des Treilles et par le programme Jeunes Chercheurs du Laboratoire Interdisciplinaire d’Évaluation des Politiques Publiques. Elle a abouti au livre Faire durer les objets (Presses de Sciences Po, 2024), fortement couvert par la presse. Elle est sociologue consultante indépendante et conférencière, et poursuit aujourd’hui ses recherches et missions sur des sujets appliqués tels que l’ameublement des nouveaux propriétaires (pour Leroy Merlin Source), le gaspillage alimentaire (pour l’ADEME), les usages des transports (pour la RATP) ou l’obsolescence des smartphones (projet ANR).
Également autrice et compositrice, elle sort son premier roman aux Éditions Eyrolles en 2026, intitulé Ce qu’il reste de la Grineraie, et a produit un premier EP, Inner Lands, sous son nom d’artiste Nora Aurée. Ses productions artistiques prennent pour ancrage les lieux habités, intimes, avec un fort attachement pour les vieilles maisons de famille. Elles nourrissent en retour son activité scientifique.
Madon J., 2024. Faire durer les objets. Pratiques et ressources dans l’art de déconsommer , Paris : Presses de Sciences Po.
Ginsburger M., Madon J., 2023. « Faire durer ses objets, une pratique distinctive ? Consommation et frontières de classe chez les ménages aisés », Sociologie, 14, 1, p. 2948.
Madon J., 2022. « “Tu peux être écolo sans être extrémiste”. Les écologistes entre engagement par le mode de vie et évitement du stigmate », Politix, 35, 139, p. 95116.
Madon J., 2021. « Free repair against the consumer society: How repair cafés socialize people to a new relationship to objects », Journal of Consumer Culture, 22, 2, p. 534550.