Habiter Les solidarités de proximité pendant le confinement
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Les solidarités de proximité pendant le confinement

Documentaire Le pied dans la porte de Ludivine Bras


Vidéo

Au printemps 2020, les lourdes restrictions du premier confinement s’accompagnent très vite de micro-entraides de voisinage, d’innombrables solidarités de proximité.

Ludivine Bras, 21 ans, s’attelle alors à la réalisation de ce documentaire de 15 minutes. Elle filme dans son environnement immédiat et via ses écrans numériques. Un formidable assemblage bricolé et improvisé qu’elle nous a confié et que nous relayons très volontiers. Il illustre avec bonheur combien habiter dépasse les murs du logement. Mais aussi combien le chez-soi est un composé dont la part sociale est essentielle.

Voici comment Ludivine Bras introduit ce film :

« Mars 2020 : confinement acte 1. 

Situation inimaginable : le pays entier est mis sur pause. Chacun.e doit se cloîtrer chez soi. Désormais, notre univers fait un kilomètre de rayon. Au centre, notre lieu de vie. Les planètes qui gravitent autour changent : ce ne sont plus les ami.e.s, les sorties mais les voisin.e.s. Pour moi, ce retour forcé à l’appartement a été une douche froide. Je n’imaginais pas que cela pouvait arriver. J’ai fermé les yeux sur tous les signes qui me l’annonçaient. Le choc n’en a été que plus grand. Le premier jour, j’étais tétanisée. 

J’avais 21 ans. J’étais en service civique depuis quelques mois. J’avais rejoint l’Echappée des copropriétés, une association qui intervient sur les dynamiques collectives entre copropriétaires. Elle utilise notamment l’outil vidéo pour mettre en avant des initiatives solidaires. C’est au détour d’une réunion avec ma tutrice, Manon Leroy, que ce projet a vu le jour. L’idée de départ était simple : essayer de voir comment cette période exceptionnelle modifiait nos façons d’habiter. Et stupeur : dès mes premières recherches sur le sujet, je me suis retrouvée face à un déferlement d’initiatives solidaires. Loin de se cloîtrer, beaucoup de personnes avaient utilisé cette contrainte pour réinventer un lien : certain.e.s cuisinaient pour les soignant.e.s, d’autres mettaient en place des boîtes à livres dans les parties communes de leur immeuble, beaucoup étaient simplement allé.e.s toquer chez leurs voisin.e.s pour proposer de leur faire des courses. Tout le monde mettait la main à la pâte. L’élan était extraordinaire. Je suis donc partie à la rencontre des voisin.e.s solidaires. Collecter leur témoignage était à la fois une manière de rendre hommage à leurs initiatives et d’inviter à un passage à l’action. 

Très vite, j’ai voulu moi aussi faire un pas vers mes voisin.e.s. L’idée de me contenter de faire un inventaire me semblait absurde. Je voulais expérimenter, pouvoir parler des loupés et des réussites, créer un lien. Le projet a bifurqué vers un récit à la première personne. C’était ma manière de prendre part à l’histoire collective, d’apporter ma petite brique au mouvement. Le documentaire ne se veut pas exhaustif. Il n’est qu’un récit de voyage parmi d’autres. Un itinéraire bis. »

Le documentaire : Le pied dans la porte

 

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